Les cheveux ne sont pas seulement qu’un tas de kératines au-dessus de nos têtes qui nous protègent des coups de soleil ou du froid ! Ils constituent un symbole fort dans notre quotidien car ils sont vecteurs d’un capital confiance et séduction très important, qu’on soit homme ou femme ! Nombreux sont ceux, qui ne vivent pas bien leur perte de cheveux.
Cette perte de cheveux qu’on appelle communément l’alopécie concerne plus particulièrement les hommes (environ 70%).
Les causes sont nombreuses : stress, dérèglement hormonal (plus particulièrement chez les femmes après la ménopause), maladie, mauvaise hygiène, facteurs héréditaires…
Je vais discuter ici des facteurs héréditaires :
La perte de cheveux pour cause héréditaire a pour nom l’Alopécie Androgénétique. Dans ce cas de figure, les follicules de certaines personnes héritent d’une sensibilité particulière à l’action conjuguée de la testostérone et d’une enzyme appelée la 5-alpha réductase. Au contact de l’enzyme 5 α-réductase, l’hormone Testostérone se transforme en Dihydro testostérone ou DHT et devient un poison pour ce follicule pileux !
Il faut savoir que chacun de ces follicules donne environ 25 cheveux (ou 25 cycles de croissance capillaire). Chaque cheveu à une durée de vie de 2 à 4 ans. Ce qui veux dire qu’une personne normalement constituée devrait avoir des cheveux jusqu’à ces 50 ans minimum (25 cycles de 2 ans) et jusqu’à 100 ans environ (25 cycles de 4 ans).
Les hommes ayant hérité de la sensibilité à la DHT (dihydrotestostérenone) voient donc la durée de vie de leurs cheveux se raccourcir. Les cycle de déroulent beaucoup plus rapidement et les follicules produisent des cheveux de plus en plus fins jusqu’à plus en produire ou de tout petits. Imaginez la durée de vie de vos cheveux passant de 2 ans à 2 mois. Pas étonnant alors de voir des lascars de 30 ans ayant plus un cheveu sur le caillou !

 

antonio cesaro

Ce que je m’apprête à livrer n’est pas issu d’une étude puisque aucune étude sur ce sujet n’a été publié jusqu’à présent malheureusement, ou du moins pas à ma connaissance, mais issu de mon propre ressenti, de ma propre réflexion. Bien entendu, je m’appuie sur des faits que j’ai pu constater dans le milieu des salles et terrains de sports, sur mes recherches et connaissances acquises lors de mon cursus.
La testostérone est une hormone naturellement produite par le corps humain, elle provient des testicules et des ovaires sous l’action des hormones lutéinisantes (LH) et folliluco-stimulante (FSH). Elle est le produit de la synthèse d’acide arachidonique qu’on trouve dans les œufs, graisses animales et huile végétales.
La testostérone est l’hormone masculine par excellence, elle est responsable des traits d’aspect masculin et de dominance. – dans une étude réalisée sur des hommes et des animaux, la testostérone a été associée à des traits de caractères tels que la dominance, l’agression la persistance…- d’après williams Dabbs, 2000, spécialiste en testostérone (extrait issu du livre « the psychology of personnality : viewpoints, research and applications »)
Les champs d’action de cette hormone sont vastes, elle agit sur la libido, sur la stimulation de la production des cellules sanguines par les os, sur le maintien de la densité osseuse, sur l’effort et évidemment sur la masse musculaire. Un « indice » d’un taux correct de cette hormone chez l’homme est la qualité et la fréquence de l’érection matinale J
A contrario, un déficit de cette hormone expose à des changements d’humeur, de la dépression, un stockage du gras plus important au niveau du ventre, une fatigue physique, baisse des capacités de récupérations chez le sportif et manque de puissance…
Revenons à nos moutons ! Il est scientifiquement prouvé que le sport pratiqué d’une façon régulière va tendre à faire remonter le taux de testostérone, il est vrai aussi qu’un entrainement très soutenu va quant à lui faire effondrer le taux de production de cette hormone.
L’entrainement en musculation, la pratique du powerlifting ou du culturisme affecte selon moi l’équilibre de cette production de testostérone si bien que la production de DHT s’en retrouve affectée également.
Les entrainements à rallonge qui font chuter le taux de testostérone dans le sang, les prises de masses en tout genre qui font exploser ce taux, notamment par la consommation d’aliments tels que les viandes bovines ou les œufs (qui devraient accélérer la synthèse d’acide arachidonique et donc la production de testostérone), ces éléments vont faire fluctuer indirectement la production de Dihydrotestostérone et la rendre plus « efficace » pour anéantir le cuir chevelu de ceux qui y sont sensibles, plutôt que de la stabilisée et de constater une perte de cheveux certes existante mais à allure modérée.
De nombreux spécialistes et endocrinologues ont constaté une accélération de la perte de cheveux chez les sujets sportifs étant sensibles à la DHT et ayant recours à l’utilisation de stéroïdes anabolisantes, ce qui indiquent qu’il y a bien une corrélation entre les cycles changeant de production de testostérone et la rapidité à laquelle la perte de cheveux intervient.

 

Voici d’ailleurs une liste de stéroïdes anabolisantes ayant la plus grande probabilité d’accélérer la perte de cheveux :

–          Winstrol (Stanozolol)

–          Masteron

–          Anavar (Oxandrolone)

–          Primobolan (Methenolone)

–          Anadrole (Oxymetholone)

–          Trenbolone

–          Dianabol (Methandrostenolone)

–          Proviron (Mesterolone)

Probabilité moins forte, mais existante :

–          Testosterone

–          Turinabol

–          Deca durabolin (Nandrolone decanoate)

–          Nandrolone Phenylproprionate (NPP)

–          Boldenone (Equipoise)

La perte de cheveux accentué par la pratique de la musculation chez les sujets ayant recours aux stéroïdes anabolisantes est bien réelle et prouvée. Elle fait partie des nombreux effets secondaires des stéroïdes. Il reste à savoir maintenant si le seul fait de pratiquer la musculation intensive ou la pratique d’un sport comme le culturisme ou le powerlifting favoriserait à accélérer la perte de cheveux à cause des fluctuations des taux de testostérone causées par ces pratiques. J’en suis persuadé, si ce n’est pas le cas alors rendez-nous nos cheveux !